À propos
de paulette

Mais pourquoi ce nom, “Paulette à Bicyclette” ?

Quel mystérieux rapport y a-t-il entre la joaillerie et la bicyclette ?

Aucun. On me demande souvent : « Mais pourquoi ce nom, “Paulette à Bicyclette” ? »

C’est à la fin d’un joyeux repas entre amis que j’ai trouvé le nom « Paulette à Bicyclette », en novembre 2006. Je ne tenais pas particulièrement à utiliser mon nom à moi, cela suppose une assurance qu’alors je n’avais pas. Je cherchais un nom qui n’ait rien à voir avec les rossignols (Perle d’or, Alliances Forever et Diamant Eternel étant, par exemple, des pistes proscrites), drôle si possible, et qui me ressemble : nature-peinture, positive et un brin décalée. En prononçant « Paulette à Bicyclette », j’ai su que j’avais trouvé.

PAULETTE : Mon premier est un nom de mamie dont je me suis trouvée affublée au fil des années.

BICYCLETTE : Mon deuxième fut longtemps mon mode de transport favori… Avec les enfants, tout ça, je suis passée à la trottinette (4km par jour, oui je change de jambe d’appel régulièrement), mais j’ai gardé « Paulette à Bicyclette ».

Mon tout rappelle une chanson un brin désuète que j’aime tant : « A bicyclette » d’Yves Montand.

 

Paulette à Bicyclette créatrice

 

 

 

 

Mon CV

Avant d’être entrepreneure et joaillière, j’ai voulu être (dans l’ordre chronologique) danseuse étoile, chanteuse rock, ou journaliste. Et j’ai…

- Travaillé à la chaîne, été caissière, surveillante de cantine, guide de musée, hôtesse phoning.

- Suivi des études très classiques et sérieuses à base de classes prépas littéraires et concours (avec musique, théâtre, danse et chant pour décompresser) …

- Enseigné 4 ans le français-latin dans un lycée français au Proche-Orient (en Jordanie).

- Fait une école de théâtre puis une école de… clown !

Entre-temps, il y eut la rencontre avec les bijoux, et les perles de culture. Jusqu’alors elles étaient pour moi cantonnées à l’ennuyeux rang de perles, mais une amie styliste de robes de mariée m’a fait découvrir les perles d’eau douce baroques, aux formes irrégulières et poétiques, et ce fut la révélation. J’ai aussitôt commencé à monter mes premiers colliers écharpes modulables, à nouer au gré de ses humeurs.

De retour en France, je me suis formée auprès d’un joaillier pour acquérir des techniques plus fines, apprendre à travailler le métal (scier, souder, polir…).

J’ai ensuite cessé de me commettre en tant que prof ou comédienne pour monter mon entreprise, vivre du travail de mes mains. Depuis plus de dix ans, je suis donc une heureuse (souvent mais pas toujours) entrepreneure, maman de deux petites filles, ravie d’avoir contribué à créer une quinzaine d’emplois, fière de contribuer très concrètement à améliorer les conditions de vie des mineurs d’or et à soutenir l’artisanat de luxe français.

Comment ça, il n’y a ni grande école de commerce, ni diplôme de joaillerie dans mon CV ? Oh wait… il serait donc possible de réussir sans ? Et même, de monter son entreprise sans apport financier ni levée de fonds ?

Qui est « Paulette » ?

Ce que je n’aime pas : me réveiller le matin (mon mécanisme interne de réveil est calamiteux), le thé au jasmin, l’odeur de l’eau de Javel, avoir froid, les gens qui ont une très faible capacité à se remettre en question, les bruits de trucs qui crissent, l’agressivité gratuite, les tuiles en série, quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle sur Paris, la malachite et un certain vert émeraude (pas tous, mais il y a une nuance de vert qui me fait l’effet de la kryptonite).

Ce que j’aime : rire, le thé vert du matin parfaitement infusé et juste chaud comme il faut, le chocolat, les Quernons d’ardoise, écrire, les parfums de Serge Lutens, le soleil d’hiver, créer, lire, chanter, travailler dans le silence de la nuit, le bleu-vert, l’or rose, celui qui chemine à mes côtés, contribuer à ma mesure à un monde meilleur, les écorces d’arbre, les gravures à l’eau-forte, les gens qui savent écouter vraiment, photographier les petites merveilles du quotidien, l’humour d’Alex Lutz et Blanche Gardin, les dimanches en famille, danser, circuler en trottinette dans Paris, vivre à Paris tout court (même si, même si…), les rires de mes filles, le chemin difficile et passionnant de cheffe d’entreprise, VIVRE.

Ce que j’écoute : Jeanne Added, Heavy Cross (Gossip, pour courir comme une flèche), I love to love (Tina Charles), Pink, Beautiful (Christina Aguilera), The Beatles, Velvet Underground, Radiohead, Halo (Beyoncé), The Tallest Man On Earth, Stolen Dance (Milky Chance), Queen, ABBA, Kings of Convenience, Camille, Wicked Games (repris par Emilie Simon), Yaël Naïm, Blondie, Time after Time (Cyndi Lauper), Eels, The Rose (Janis Joplin), Neil Young et tant d’autres…

Une devise, parmi les nombreuses qui m’accompagnent et me guident : YESTERDAY I WAS CLEVER, SO I WANTED TO CHANGE THE WORLD. TODAY, I AM WISE. SO I AM CHANGING MYSELF.

(En français ça sonne moins bien mais ma traduction est perfectible : avant, j’étais fûté/e, et je voulais changer le monde. Maintenant, je suis sage. Donc je me change moi.)

photo Hélène Grassin par Alexis Chaillous